

Cadran solaire déclinant
Dimensions : 120 cm X 120 cm
Cliquez sur les photos pour les agrandir
Comme c’est le soleil qui
commande nos activités, on a défini un temps solaire vrai ou temps vrai qui est
l’angle horaire du soleil, et qui se compte à partir de midi. Ce temps est celui
que donnent les cadrans solaires. Il présente l’inconvénient de n’être pas
rigoureusement constant. En effet, l’orbite apparente du soleil étant une
ellipse ; et le plan de cette ellipse étant incliné sur celui de l’équateur, les
heures du temps vrai n’ont pas la même durée tout au long de l’année.
Finalement, pour avoir des heures de durée constante et pour rendre possible
l’emploi rationnel des montres mécaniques, on a imaginé le temps solaire moyen
ou temps moyen qui serait celui d’un soleil fictif ou soleil moyen parcourant à
vitesse constante l’équateur et non pas l’écliptique ; partant et repassant en
un point donné au même instant que le soleil vrai au bout d’une année tropique.
Entre le temps vrai et le temps moyen il y a donc une différence variable au
cours de l’année : on l’appelle l’équation du temps et elle se définit comme la
différence entre le temps moyen et le temps vrai.
Les quatre principaux types de
cadrans solaires
Le cadran équatorial
Il s’agit en fait du cadran de référence
représentant la course du soleil autour de l’équateur. Il présente le gros
avantage d’avoir une graduation homogène, c’est à dire un partage horaire de 15
degrés (12x15=180). Ainsi s’il n’est pas fonctionnel en tant que cadran solaire
à proprement parlé, il sert systématiquement pour le tracé de tous les autres
cadrans solaires qui varient selon la latitude du lieu de leur implantation.
Le
cadran horizontal
C’est le plus opérationnel des cadrans solaires.
En effet, pour peu qu’il ait une bonne exposition, au solstice d’été, il
indiquera l’heure dès quatre heures du matin et jusqu’à neuf heures du soir
(heures optimales de levé et de couché du soleil en heures solaires). Il est
simple à régler car il suffit d’orienter le style (l’équivalent de l’aiguille de
la montre) dans l’axe Nord Sud géographique et de veiller à ce que la table soit
parfaitement horizontale. Ce cadran est relativement rare et pourtant au XVIIème
siècle il ornait magnifiquement les jardins.
Le
cadran vertical
C’est le plus courant des cadrans solaires. On en
trouve dans toute la France, mais il semblerait que les plus complexes se
trouvent en Alsace. Il requiert un mur ou un support exposé plein Sud
(autrement, il n’indiquera pas la totalité des heures, demandera un réglage et
des calculs complexes. Il sera alors appelé cadran vertical déclinant). Dans le
meilleur des cas il n’indiquera l’heure que de six heures du matin à six heures
du soir. Son gros avantage est que, pouvant être placé en hauteur, il est d’une
lecture facile et accessible à tous.
Le cadran
polaire
Il s’agit d’un cadran oblique dont l’angle avec l’horizontale correspond à
la latitude du lieu. Ainsi, la table se trouve parallèle à l’axe des pôles, d’où
son nom de polaire.Il est particulièrement rare malgré un avantage esthétique
non négligeable. En effet ; du fait de son inclinaison, toutes ses décorations
sont parfaitement visibles sans être obligé de se pencher dessus. De même pour
la lecture. Je le considère comme idéal pour orner un jardin et ce d’autant plus
qu’il offre les mêmes facilités de mise en place qu’un cadran horizontal.
Toutefois, le style étant parallèle à la table, il n’indiquera l’heure que de
sept heures le matin à cinq heures le soir.
Compléments au cadran solaire
Le
calendrier
L’ombre portée du style ne se contente pas de
parcourir la table du cadran d’Ouest en Est (puisque le soleil se lève à l’Est,
l’ombre du style se trouve alors à l’Ouest). La terre tournant autour du soleil
non pas suivant un cercle mais suivant une ellipse, l’ombre du style n'a pas la
même longueur selon les saisons. Ainsi en agrémentant le cadran solaire de
lignes de références de longueurs d’ombre, celui-ci peut jouer le rôle de
calendrier. En général, on indique les lignes d’ombres de dates clefs telles que
l’entrée dans les différents signes du zodiaque, les solstices et les équinoxes,
mais ce peut être n’importe lesquelles (fêtes religieuses, anniversaires, dates
de début de mois, cycles de la lune…).
L’équation du temps
Elle se définit comme la différence entre le temps moyen et le temps vrai. Dans
les faits, elle correspond à la course de l’ombre projetée de l’extrémité du
style à une heure donnée (par exemple midi) tout au long de l’année. Sa
représentation est donc une parabole verticale (une hélice d’avion en position
verticale). Elle matérialise également la course de la terre autour du soleil et
peut donc aussi servir de base de calendrier et corriger les données temps vrai
– temps moyen.
Retour